On commence par chercher son clown

Il commente :
On commence par chercher son clown. Puis le clown mange. Tout autour, il rattrape et mange ce qui lui passe à portée : qu’est ce que l’art ? qu’est ce qu’un concert ? qu’est ce que la vie ? qu’est ce que ... Oui, oui, jusque là, on y va et on s’accroche : Qu’est ce que c’est ? Qu’est qu’on fout là ? ... Un clown, ça sert aussi à ne pas perdre la face dans les situations difficiles.
Et puis, à force de manger à tous les râteliers, il a un peu disparu, le clown, disparu sous les protocoles, au gré des expéditions, au climax des sorties de skis : reste une figure de la métamorphose qui a tout permis, personnage servant à tout ce que personne ne voudrait accomplir, le sachant nécessaire. Utilité publiquement plongée dans l’intime, ça remue le coin et les recoins.

Je réponds :
Ha !!!... Trouver son clown, la belle affaire. Son état de démesure plus certainement. Etat de liberté ? Mais il en serait plutôt une conséquence. Une volonté de démesure ? Oui pourquoi pas... mais la volonté est dangereuse, elle peut troubler les sens, rendre aveugle, sourd, agueusique, anosmique. Get off !! Guèdoff !! La Guèloff... C’est ça aussi. Bon en tous cas rien est gagné. Qui bouffe à tous les râteliers. Ah ! ça oui ! Sans honte (non c’est pas vrai), sans reproche (si, à moi même, beaucoup), ce qu’il en ressort est finalement un drôle de truc, à moi nécessaire sans en comprendre véritablement son intensité. Une figure de la métamorphose ? Qui m’échappe totalement et qui, c’est vrai, me plonge dans l’intime et remue mes coins et recoins. Pour ce qui est de l’utilité, des autres, les passants, spectateurs, malades ou en bonne santé, je n’en sais fichtrement rien.